Accueil du site > Thèmes de recherche > Contribution à l’étude de la surface de Mars (...)

Contribution à l’étude de la surface de Mars à partir de l’imagerie visible et infrarouge

B. Platevoet, J.M. Bardintzeff, B. Bonin, F Costard, F. Schmidt Collaborations extérieures : F. Poulet, J.P. Bibring, B. Gondet, A. Aléon-Toppani, L. d’Hendecourt (IAS), D. Baratoux, S. Maurice et P. Pinet (OMP, Toulouse), N. Mangold (LPGN, Nantes).

Surfaces martiennes et roches martiennes

Ce thème d’étude concerne l’identification des composants minéraux et des roches affleurant à la surface de Mars par la spectrométrie infrarouge en réflectance. Ce thème est pluridisciplinaire, puisqu’il réunit sur le même projet des géologues planétologues experts de l’imagerie des surfaces martiennes (F. Costard, C. Marmo), des astrophysiciens de l’IAS laboratoire maître d’œuvre de l’instrument OMEGA (F. Poulet, J.P. Bibring, A. Aléon-Toppani, B. Gondet,) qui recueillent et étudient les données spectroscopiques martiennes, et des pétrologues-volcanologues (B. Platevoet, J.M. Bardintzeff , B. Bonin) qui analysent les compositions minéralogiques et chimiques déduites des spectres de la surface martienne et peuvent identifier les entités géologiques observées à la surface de Mars et proposer des processus pétrologiques par comparaison avec la Terre et la Lune. Ces recherches seront aussi menée dans le cadre d’une collaboration forte avec D. Baratoux, S. Maurice et P. Pinet (OMP, Toulouse) et N. Mangold (LPGN Nantes). Après la découverte des premières compositions minérales nouvelles et de leur répartition à grande échelle sur les surfaces martiennes, le travail actuel porte sur des surfaces plus réduites permettant d’obtenir des compositions modales de roches par déconvolution des spectres infrarouges sur des entités géologiques interprétables (volcan, coulée, dépôts stratifiés…). Les premiers résultats confirment l’abondance des roches d’affinité basaltique, mais contenant un ou deux types de pyroxène, en liaison probable avec une évolution géochimique du magmatisme en fonction du temps.

Cette collaboration scientifique pluridisciplinaire et transversale entre plusieurs disciplines et laboratoires permet de rassembler les expériences complémentaires de chercheurs depuis l’observation morphologique des surfaces jusqu’à l’interprétation des données spectrales en termes de minéralogie martienne et de processus pétrologiques mis en jeu.

Spectrométrie infrarouge expérimentale sur minéraux et roches terrestres Afin d’enrichir la banque de données infrarouges sur les minéraux et de mieux contraindre les données spectrales en termes de rugosité de surface, taille des grains, spectre de mélange et déconvolution spectrale, des expériences en laboratoire sont menées sur des échantillons terrestres, bien connus du point de vue de leur nature minéralogique et pétrologique. Certains minéraux essentiels sont testés. Ainsi, pour la première fois, le spectre infrarouge de la fayalite (pôle du péridot riche en fer essentiel dans la minéralogie martienne) a été recueilli. Des roches terrestres utilisées comme analogues (laves et tephra, gabbro-norite, sables de basalte, autres roches crustales de surface ou profonde, voire d’origine mantellique) pourront également être testées en laboratoire afin de mieux contraindre les données spectroscopiques caractérisant des surfaces martiennes. Ce thème correspond à un second lien scientifique entre chercheurs de l’IAS (A. Aléon-Toppani, L. d’Hendecourt), pétrologues de l’IDES (B. Platevoet et J.M. Bardintzeff) et planétologues pour l’étude de surfaces terrestres analogues de surfaces martiennes (F. Costard IDES et N. Mangold en tant qu’intervenant extérieur). Les processus d’altération mécanique et de tri minéralogique lors de la formation de sables seront testés sur des échantillons provenant d’Islande, sables dont les conditions de formation font de bons analogues martiens. Cette deuxième contribution, beaucoup plus expérimentale, permettra également d’enrichir la banque de données spectrales sur les minéraux et les roches mis à disposition de la communauté nationale. Cet aspect peut constituer une contribution importante du laboratoire à la communauté scientifique au sein d’un OSU.





IDES Université Paris-Sud 11 CNRS Faculté des Sciences
RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP